Skip to main content

Etudier les facteurs de risque communs aux maladies cardiovasculaires et à l’ostéoporose

Le but de l’étude

L’ostéoporose concerne en Suisse une femme sur deux et un homme sur cinq dès l’âge de 50 ans. Cette maladie du squelette est caractérisée par une diminution de la densité des os et une augmentation du risque de fracture. Elle demeure sous-diagnostiquée et sous-traitée bien que des traitements efficaces existent. La grande difficulté consiste à identifier les personnes à risque d’avoir une fracture.

OstéoLaus propose aux participantes de CoLaus|PsyCoLaus, de plus de 50 ans, une évaluation de leur masse osseuse. Avec ses suivis dans le temps, elle permettra d’identifier la meilleure stratégie pour dépister cette maladie et étudier les facteurs de risques communs aux maladies cardiovasculaires et à l’ostéoporose.

Les participants

Qui sont les participants?

Le recrutement des participantes pour les examens OsteoLaus a commencé durant le premier suivi de la cohorte et deux suivis sont déjà terminés. 1500 femmes volontaires ont accepté de passer les différents examens d’OsteoLaus.

Comment se déroulent les examens?

Tout d’abord, les participantes rencontrent une infirmière de recherche au Centre des maladies osseuses du CHUV, qui leur pose des questions durant environ 20 minutes.

Elles passent ensuite différents examens: un ultrason du talon (examen indolore réalisé en quelques minutes), une densitométrie osseuse de la hanche et de la colonne lombaire, un examen qui permet parallèlement de rechercher une éventuelle fracture vertébrale, ainsi qu'un examen de la composition corporelle. Ces examens durent environ 30 minutes.

Il faut compter 1 heure pour réaliser le tout. Pour préciser certains éléments, nous avons besoin de contacter le médecin traitant des participantes (par exemple pour documenter une fracture). Il est possible qu’à la suite du questionnaire et/ou des examens, les volontaires ne soient pas incluses dans certaines analyses.

Qu’est-ce qui est mesuré?

Actuellement, notre recherche montre que, pour améliorer la prédiction de l’ostéoporose, il faut combiner plusieurs examens:

  • une anamnèse (une série de questions sur l’histoire de santé de la participante)
  • une évaluation osseuse: un ultrason du talon, une densitométrie osseuse de la hanche et de la colonne lombaire, un TBS (pour Trabecular Bone Score : analyse de la microarchitecture osseuse à partir de la densitométrie).
  • la recherche d’une éventuelle fracture vertébrale.

L’étude OstéoLaus souhaite ainsi développer une méthode permettant de prédire une fracture due à l’ostéoporose. En suivant régulièrement les participantes dans le temps, elle verra si cette stratégie se vérifie au fil des années.

Les données restent-elles confidentielles?

Toutes les informations sont traitées en respectant les règles de confidentialité. Les données personnelles (nom, prénom et adresse) sont alors codées par un numéro afin qu’aucun lien ne puisse être fait avec les données médicales. Seul le médecin et le personnel directement rattaché à l’étude peuvent associer les données personnelles et médicales. Lors des analyses et dans le cadre de collaborations, uniquement les données anonymisées sont transmises aux chercheurs (aucune donnée personnelle n’est alors divulguée!). Le nom des participantes ne figure sur aucune publication ni aucun rapport sur cette étude. 

Les participantes sont-elles rémunérées?

Non, elles ne sont pas rémunérées, mais leurs frais de déplacement pour se rendre au CHUV ou se garer à proximité sont couverts à concurrence de Fr. 6.-

Quels sont les avantages pour les volontaires?

Elles bénéficient d’un dépistage complet de l’ostéoporose.

Suivi de l’étude

Le troisième suivi de l’étude OstéoLaus a débuté en janvier 2018.

+1250

femmes ont participé depuis 2010 aux 3 premières visites. Les données collectées sont en cours d’analyse.

Notre équipe

Prof. Didier Hans

Prof. Didier Hans

Investigateur principal

Prof. Olivier Lamy

Prof. Olivier Lamy

Investigateur principal

Marie Metzger
Infirmière de recherche